Le Raku
Cette technique de fabrication
en cuisson rapide, est découverte au
Japon dans le milieu du VXI siècle
par Chôjirô RAKU.
Importée en France, elle subit alors
l’influence des potiers qui employèrent
ce nouveau mode d’expression dans tous
les domaines de création possibles :
Modelage de formes à la plaque ou au
tournage, ou encore sculptures directement
dans la masse. Les pièces ainsi réalisées
sont cuites une première fois vers
1000 degrés centigrades.
Après refroidissement complet les pièces
sont émaillées et enfournées
dans un four spécial où l’on
fait monter très rapidement la température
jusqu’au point de fusion de l’émail
(de 980 à 1000°). Le four est ouvert
à ce moment là, laissant apparaître
les objets rougeoyants. Ceux ci sont sortis
du four à l’aide de grandes pinces.
La différence de température
fait craqueler en quelques secondes la surface
de l’émail de manière
aléatoire.
Les pièces sont immédiatement
enfermées dans une caisse contenant
de la sciure (ou autres produits inflammables).
Les pièces encore rouges enflamment
instantanément la sciure qui dégage
alors quantité de fumée.
On ferme la caisse aussitôt et l’émail
enfumé subit alors des transformations
révélant des couleurs différentes
selon sa composition, et selon les qualités
propres à chaque produit inflammable.
La fumée s’introduit dans chaque
craquelure pour donner à l’objet
cette originalité inimitable du RAKU.
Après un certain temps les pièces
encore brûlantes sont ressorties de
la caisse (toujours avec des pinces) et plongées
dans l’eau, fixant ainsi définitivement
les pièces dans leurs couleurs, leurs
brillances ou leurs matités. Une fois
refroidies, elles sont brossées et
lavées pour leur enlever l’excédent
de carbone.
C’est alors que l’on découvre
les pièces où tous les effets
de cuisson et d’enfumages sont enfin
révélés. Cette technique
est la plus couramment utilisée, mais
il en existe bien d’autres.
C’est dans la fusion des quatre éléments
la Terre, le Feu, l’Air et l’Eau
que je vous invite
à découvrir la magie du RAKU.